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Je suis morte. Du moins il s'avère que je suis morte. Je suis morte avant même que ma vie n'ait commencée. J'avais 19 ans, cela faisait trois ans que je me battais pour tenter d'avoir une vie professionnelle, et c'était d'autant plus dur que ma fin de parcours scolaire avait été chaotique.
J'habitais chez ma mère, une femme gentille, mais à tendance colérique. Dans la catégorie cordes vocales surdéveloppées dans la famille, on peut dire qu'on se plaçait au top niveau. Mon père lui, travaillait dans les assurances, un vrai bourreau de travail. On ne peut pas dire qu'on se voyait beaucoup, des dernières rencontres que j'ai eu avec lui à la fin de ma brève existence, je remarquais juste qu'il avait les traits marqués par la fatigue, qu'il avait des cernes et de moins en moins de cheveux. J'avais également une petite s½ur, mais le bateau de sa vie à elle, était sur pilote automatique.
Comment suis-je morte ? Je n'ai pas envie d'en parler, le seul point à retenir : Je me suis suicidée. Le seul geste égoïste que j'ai fait de ma vie. J'ai donné, je me suis donnée, et on a usé et abusé de mon caractère, de ma bienveillance.
Alors la mort c'est comment ? Comme je l'ai dit, il s'avère que je suis morte. J'avais pourtant écrit mes quatre volontés, elles étaient même collées sur la porte du frigo. Mais quand les médecins s'en mêlent, c'est le bordel. Ainsi, alors que je voulais être incinérée, je me suis retrouvée sur le billard, et l'on m'a ôté mon c½ur qui battait encore. Le don d'organe ? J'appellerai ça plutôt du vol. Mes parents me savaient opposée à cette pratique en ce qui concerne ma personne ; en effet je ne suis pas contre le don d'organe bien au contraire ; cependant je crois à la réincarnation. Et de ce fait, si une partie de moi, continue à vivre dans quelqu'un d'autre... Vous voyez le topo.
Voilà que je me réveille, au milieu d'une forêt, je vois des choses que je pensais ne pas exister. Il a des feuilles qui sont des farfadets, des goûtes d'eau qui rient, des fées qui voltigent parmi les broussailles. Alors évidement j'ai pensé, ben que si c'était ça le paradis, c'était plutôt chouette ; même si en fait ça ne l'ai pas... En plus c'est que ces petites bêtes-là ça parle, mais en plus ça mord, surtout les farfadets. Un peu comme ma chienne en fait, quand elle jouait avec moi. Et puis, c'est pas comme si c'était douloureux.
De toute façon, quand on est mort on ne ressent plus rien, sinon le silence, ni joie, ni peine, ni douleurs. On est juste calme, comme un couché de soleil sur le lac. Et de ce point de vue c'est pas mal, parce qu'on ne se nourrit pas, on fait preuve de gourmandise.
Dans la forêt où je me suis réveillée, il y a une clairière, tellement ensoleillée qu'on ne voit pas le ciel, tout vole, du moins tout est en suspend, ou chute au ralentis, comme la neige. C'est là que je dors, si on peut appeler ça dormir. Disons, que je m'allonge dans les feuilles mortes, qui jonchent le sol, que je ferme les yeux, le temps s'écoule, et je laisse défiler sous mes paupières le film de ma vie.
Dans cette même clairière, il y a un grand miroir appuyé contre un tronc d'arbre, on y voit des choses, on y voit des gens. Des fois quand vous vous regardez dans une glace, et que furtivement vous pensez avoir vu quelqu'un d'autre dans le reflet. Non, vous ne rêvez pas, c'est les morts qui observent. En tout cas pour moi, ça marche comme ça, c'est presque comme regarder la télévision. Pour les autres ; s'il y en a ; je pense que c'est également comme ça. J'observe beaucoup ma mère, et je la vois chercher d'après photo, mes traits sur son visage.
C'est là que j'ai découvert la douleur, la douleur physique n'est rien, l'anticipation de la douleur n'est rien, la douleur morale est tout. Alors j'ai arrêté de regarder dans le miroir, et j'ai dormi longtemps, très longtemps, jusqu'à ce que la neige vienne encore recouvrir le sol. Et recouvre mon être.
Et puis un jour, j'ai rouvert les yeux, j'avais récupéré. Mais je ne suis pas retourné voir ma famille. Au lieu de ça, je me suis regardée pour la première fois dans le miroir. Une belle jeune femme, celle que j'aurai pu devenir. La seule pensée qui me vint d'ailleurs à l'esprit, c'est que je me ressemblais, j'étais juste plus mince, les cheveux plus longs, ondulés, et surtout plus grande. Les fringues ? J'aurai bien pu les avoirs dessinés. En fait, il s'avère que l'on s'habille par la penser. En ce qui me concerne, un jeans, mon t-shirt vert avec des fleurs noirs ; mon préféré, on se refait pas ; et la veste en cuir de mes rêves, noire elle aussi.
J'ai alors décidé, d'aller y faire un tour. Comment ça, où ? Chez les humains. Les fées m'ont dit que c'était trop tôt, les farfadets étaient inquiets, l'eau ne riait plus, mais chuchotait à tout va. Pourtant j'y suis allée. Vous savez les gens avec Je suis morte. Du moins il s'avère que je suis morte. Je suis morte avant même que ma vie n'ait commencée. J'avais 19 ans, cela faisait trois ans que je me battais pour tenter d'avoir une vie professionnelle, et c'était d'autant plus dur que ma fin de parcours scolaire avait été chaotique.
J'habitais chez ma mère, une femme gentille, mais à tendance colérique. Dans la catégorie cordes vocales surdéveloppées dans la famille, on peut dire qu'on se plaçait au top niveau. Mon père lui, travaillait dans les assurances, un vrai bourreau de travail. On ne peut pas dire qu'on se voyait beaucoup, des dernières rencontres que j'ai eu avec lui à la fin de ma brève existence, je remarquais juste qu'il avait les traits marqués par la fatigue, qu'il avait des cernes et de moins en moins de cheveux. J'avais également une petite s½ur, mais le bateau de sa vie à elle, était sur pilote automatique.
Comment suis-je morte ? Je n'ai pas envie d'en parler, le seul point à retenir : Je me suis suicidée. Le seul geste égoïste que j'ai fait de ma vie. J'ai donné, je me suis donnée, et on a usé et abusé de mon caractère, de ma bienveillance.
Alors la mort c'est comment ? Comme je l'ai dit, il s'avère que je suis morte. J'avais pourtant écrit mes quatre volontés, elles étaient même collées sur la porte du frigo. Mais quand les médecins s'en mêlent, c'est le bordel. Ainsi, alors que je voulais être incinérée, je me suis retrouvée sur le billard, et l'on m'a ôté mon c½ur qui battait encore. Le don d'organe ? J'appellerai ça plutôt du vol. Mes parents me savaient opposée à cette pratique en ce qui concerne ma personne ; en effet je ne suis pas contre le don d'organe bien au contraire ; cependant je crois à la réincarnation. Et de ce fait, si une partie de moi, continue à vivre dans quelqu'un d'autre... Vous voyez le topo.
Voilà que je me réveille, au milieu d'une forêt, je vois des choses que je pensais ne pas exister. Il a des feuilles qui sont des farfadets, des goûtes d'eau qui rient, des fées qui voltigent parmi les broussailles. Alors évidement j'ai pensé, ben que si c'était ça le paradis, c'était plutôt chouette ; même si en fait ça ne l'ai pas... En plus c'est que ces petites bêtes-là ça parle, mais en plus ça mord, surtout les farfadets. Un peu comme ma chienne en fait, quand elle jouait avec moi. Et puis, c'est pas comme si c'était douloureux.
De toute façon, quand on est mort on ne ressent plus rien, sinon le silence, ni joie, ni peine, ni douleurs. On est juste calme, comme un couché de soleil sur le lac. Et de ce point de vue c'est pas mal, parce qu'on ne se nourrit pas, on fait preuve de gourmandise.
Dans la forêt où je me suis réveillée, il y a une clairière, tellement ensoleillée qu'on ne voit pas le ciel, tout vole, du moins tout est en suspend, ou chute au ralentis, comme la neige. C'est là que je dors, si on peut appeler ça dormir. Disons, que je m'allonge dans les feuilles mortes, qui jonchent le sol, que je ferme les yeux, le temps s'écoule, et je laisse défiler sous mes paupières le film de ma vie.
Dans cette même clairière, il y a un grand miroir appuyé contre un tronc d'arbre, on y voit des choses, on y voit des gens. Des fois quand vous vous regardez dans une glace, et que furtivement vous pensez avoir vu quelqu'un d'autre dans le reflet. Non, vous ne rêvez pas, c'est les morts qui observent. En tout cas pour moi, ça marche comme ça, c'est presque comme regarder la télévision. Pour les autres ; s'il y en a ; je pense que c'est également comme ça. J'observe beaucoup ma mère, et je la vois chercher d'après photo, mes traits sur son visage.
C'est là que j'ai découvert la douleur, la douleur physique n'est rien, l'anticipation de la douleur n'est rien, la douleur morale est tout. Alors j'ai arrêté de regarder dans le miroir, et j'ai dormi longtemps, très longtemps, jusqu'à ce que la neige vienne encore recouvrir le sol. Et recouvre mon être.
Et puis un jour, j'ai rouvert les yeux, j'avais récupéré. Mais je ne suis pas retourné voir ma famille. Au lieu de ça, je me suis regardée pour la première fois dans le miroir. Une belle jeune femme, celle que j'aurai pu devenir. La seule pensée qui me vint d'ailleurs à l'esprit, c'est que je me ressemblais, j'étais juste plus mince, les cheveux plus longs, ondulés, et surtout plus grande. Les fringues ? J'aurai bien pu les avoirs dessinés. En fait, il s'avère que l'on s'habille par la penser. En ce qui me concerne, un jeans, mon t-shirt vert avec des fleurs noirs ; mon préféré, on se refait pas ; et la veste en cuir de mes rêves, noire elle aussi.
J'ai alors décidé, d'aller y faire un tour. Comment ça, où ? Chez les humains. Les fées m'ont dit que c'était trop tôt, les farfadets étaient inquiets, l'eau ne riait plus, mais chuchotait à tout va. Pourtant j'y suis allée. Vous savez les gens avec Je suis morte. Du moins il s'avère que je suis morte. Je suis morte avant même que ma vie n'ait commencée. J'avais 19 ans, cela faisait trois ans que je me battais pour tenter d'avoir une vie professionnelle, et c'était d'autant plus dur que ma fin de parcours scolaire avait été chaotique.
J'habitais chez ma mère, une femme gentille, mais à tendance colérique. Dans la catégorie cordes vocales surdéveloppées dans la famille, on peut dire qu'on se plaçait au top niveau. Mon père lui, travaillait dans les assurances, un vrai bourreau de travail. On ne peut pas dire qu'on se voyait beaucoup, des dernières rencontres que j'ai eu avec lui à la fin de ma brève existence, je remarquais juste qu'il avait les traits marqués par la fatigue, qu'il avait des cernes et de moins en moins de cheveux. J'avais également une petite s½ur, mais le bateau de sa vie à elle, était sur pilote automatique.
Comment suis-je morte ? Je n'ai pas envie d'en parler, le seul point à retenir : Je me suis suicidée. Le seul geste égoïste que j'ai fait de ma vie. J'ai donné, je me suis donnée, et on a usé et abusé de mon caractère, de ma bienveillance.
Alors la mort c'est comment ? Comme je l'ai dit, il s'avère que je suis morte. J'avais pourtant écrit mes quatre volontés, elles étaient même collées sur la porte du frigo. Mais quand les médecins s'en mêlent, c'est le bordel. Ainsi, alors que je voulais être incinérée, je me suis retrouvée sur le billard, et l'on m'a ôté mon c½ur qui battait encore. Le don d'organe ? J'appellerai ça plutôt du vol. Mes parents me savaient opposée à cette pratique en ce qui concerne ma personne ; en effet je ne suis pas contre le don d'organe bien au contraire ; cependant je crois à la réincarnation. Et de ce fait, si une partie de moi, continue à vivre dans quelqu'un d'autre... Vous voyez le topo.
Voilà que je me réveille, au milieu d'une forêt, je vois des choses que je pensais ne pas exister. Il a des feuilles qui sont des farfadets, des goûtes d'eau qui rient, des fées qui voltigent parmi les broussailles. Alors évidement j'ai pensé, ben que si c'était ça le paradis, c'était plutôt chouette ; même si en fait ça ne l'ai pas... En plus c'est que ces petites bêtes-là ça parle, mais en plus ça mord, surtout les farfadets. Un peu comme ma chienne en fait, quand elle jouait avec moi. Et puis, c'est pas comme si c'était douloureux.
De toute façon, quand on est mort on ne ressent plus rien, sinon le silence, ni joie, ni peine, ni douleurs. On est juste calme, comme un couché de soleil sur le lac. Et de ce point de vue c'est pas mal, parce qu'on ne se nourrit pas, on fait preuve de gourmandise.
Dans la forêt où je me suis réveillée, il y a une clairière, tellement ensoleillée qu'on ne voit pas le ciel, tout vole, du moins tout est en suspend, ou chute au ralentis, comme la neige. C'est là que je dors, si on peut appeler ça dormir. Disons, que je m'allonge dans les feuilles mortes, qui jonchent le sol, que je ferme les yeux, le temps s'écoule, et je laisse défiler sous mes paupières le film de ma vie.
Dans cette même clairière, il y a un grand miroir appuyé contre un tronc d'arbre, on y voit des choses, on y voit des gens. Des fois quand vous vous regardez dans une glace, et que furtivement vous pensez avoir vu quelqu'un d'autre dans le reflet. Non, vous ne rêvez pas, c'est les morts qui observent. En tout cas pour moi, ça marche comme ça, c'est presque comme regarder la télévision. Pour les autres ; s'il y en a ; je pense que c'est également comme ça. J'observe beaucoup ma mère, et je la vois chercher d'après photo, mes traits sur son visage.
C'est là que j'ai découvert la douleur, la douleur physique n'est rien, l'anticipation de la douleur n'est rien, la douleur morale est tout. Alors j'ai arrêté de regarder dans le miroir, et j'ai dormi longtemps, très longtemps, jusqu'à ce que la neige vienne encore recouvrir le sol. Et recouvre mon être.
Et puis un jour, j'ai rouvert les yeux, j'avais récupéré. Mais je ne suis pas retourné voir ma famille. Au lieu de ça, je me suis regardée pour la première fois dans le miroir. Une belle jeune femme, celle que j'aurai pu devenir. La seule pensée qui me vint d'ailleurs à l'esprit, c'est que je me ressemblais, j'étais juste plus mince, les cheveux plus longs, ondulés, et surtout plus grande. Les fringues ? J'aurai bien pu les avoirs dessinés. En fait, il s'avère que l'on s'habille par la penser. En ce qui me concerne, un jeans, mon t-shirt vert avec des fleurs noirs ; mon préféré, on se refait pas ; et la veste en cuir de mes rêves, noire elle aussi.
J'ai alors décidé, d'aller y faire un tour. Comment ça, où ? Chez les humains. Les fées m'ont dit que c'était trop tôt, les farfadets étaient inquiets, l'eau ne riait plus, mais chuchotait à tout va. Pourtant j'y suis allée. Vous savez les gens avec qui vous avez une rencontre furtive, mais marquante ? Si, si, vous savez bien, ce qui disent qu'ils sont en vacances, et que quand vous leur demandez d'où, ils viennent, ils répondent furtivement « de loin » ? Où ceux qui vous propose de boire un verre, alors qu'ils vous connaissent à peine, qui vous laissent vous épanchez sur les problèmes qui tourmentent votre vie ? Mais qui ne vous laissent jamais leur numéro, et s'évaporent dans la nature ? Ca aussi c'est nous, et là j'en suis certaine parce qu'entre « fantômes », bien qu'on soit tout à fait solide, on se voit de loin, on se reconnaît.
Qu'est-ce qui nous permet de nous reconnaître entre nous ? Un halo de lumière qui épouse notre silhouette et que les humains n'ont pas. Moi, je n'ai pas de halo de lumière, puisque je ne suis pas morte. En fait, il m'arrive parfois de devenir translucide quand je ne me concentre pas assez, je ne dirais pas que c'est de la fatigue, mais l'effet que ça me fait y est très ressemblant. C'est assez flippant, pour les gens avec qui je parle d'ailleurs. Mais bon c'est tellement rapide, qu'ils ou elles ne le remarquent que très rarement. Alors je m'en vais, je dis au revoir, je trouve le premier miroir venu, et je me projette dans ma clairière, j'y passe un moment, puis j'y retourne.
Un jour, lors d'une fête, j'ai été voir ma s½ur, elle n'a pas tellement changé. Et bien sa vie est toujours sur pilote automatique. Après ça j'ai voulu en savoir plus, beaucoup, beaucoup, plus. Une autre fois, je lui ai « avoué » que j'étais une amie proche de sa s½ur, du moins avant que je ne décède. Elle a eu l'air étonnée, mais j'avais déjà bien rôdée mon histoire. Alors j'ai su, tout ce que je voulais savoir.
Suite à mon décès prématuré, mon père c'était complètement renfermé sur son travail, elle n'avait pas eu de ces nouvelles pendant un moment. Un jour ma mère inquiète ; qui bien que divorcée lui était resté dévouée ; - en effet le jour où elle a dit « oui » pour le meilleure et pour le pire, c'était bien « jusqu'à ce que la mort vous séparent » ; avait décidé d'appeler au Portugal son ex-beau-frère. On a alors découvert, que tout le monde pensait, qu'il était rentré à Lausanne la veille, étant donné que c'était la date à laquelle il avait prévu de rentrer.
Mon père est mort d'une attaque cardiaque pendant son sommeil, ce n'est pas son chagrin qui a eu raison de lui mais belle et bien son travail. Cet évènement, était survenu il y a trois ans. Ma s½ur, allait mieux depuis et s'était fait une raison. Ma mère elle pendant des mois et des mois, était devenue une véritable épave. Elle se rendait au boulot, sans grande conviction, et son addiction pour la propreté l'avait poussé à devenir plus maniaque du ménage qu'on ne l'aurait pu imaginer. Sa vie sociale, était à peu près restée la même, mais elle ne disait mot. Puis ma s½ur l'avait forcée à suivre une thérapie, qui avait porté ses fruits au bout de longues séances.
Ca allait mieux, ma mère était même en train de refaire ça vie. Elle avait un nouveau conjoint, qui lui-même avait un petit garçon de son précédent mariage. Mon demi-frère s'appelait Charlie, un gosse adorable, mais une vraie tête de mule. Ma s½ur et lui s'entendaient d'ailleurs foutrement bien ! Plus proche qu'elle et moi ne l'avions jamais été. Elle m'a confié par la même, que jamais elle ne penserait quitter « la maison » ; elle a trop peur que maman sombre à nouveau, et je la comprends ; ou alors lorsqu'elle aurait trouvé l'homme qu'elle aimera « autant sinon plus que maman ».
J'ai annoncé à ma s½ur, que j'allais devoir partir pour un long voyage, aux Etats-Unis ; ouais, je sais bien mais j'ai pas trouvé mieux, en même temps, le Japon ça aurait été plus que suspect. Je pense que ma s½ur, vers la fin s'est quand même doutée de quelque chose, d'une parce que ma chienne, s'est montrée extrêmement démonstrative à mon égard, de deux parce qu'elle m'a confié une info, que jamais je n'aurai osé lui demander.
Sarah.
Sarah, est le nom de la fillette à qui m'ont c½ur a été greffé. Accompagné d'une fée, j'y ai été. On a suivi les battements de mon c½ur. Sarah, à 12 ans, de longs cheveux bruns, les yeux bleus... Et mon Dieu ; parce qu'il faut bien le nommer ; si ce n'était ses yeux, elle serait moi. Comme si mon caractère physique c'était répandu sur elle comme le sang que pompe... Mon c½ur... Le sien... En fait non le sien.
Elle me voit, et les fées aussi, du moins quand j'en emmène avec moi... Quand je ne me sens pas le courage, d'affronter son regard céleste qui me dit :
« Je sais qui tu es. Tu es
Je, mon autre moi. »